Lutter contre les pratiques néfastes grâce à l'engagement communautaire et aux masculinités positives au Burkina Faso

Bloc d'en-tête
Dans cette image : Des adolescentes participent à une discussion sur le mariage des enfants dans la région centrale du Burkina Faso, dans le cadre d'un programme financé par le Programme mondial UNICEF-UNFPA pour mettre fin au mariage des enfants. © UNICEF/UNI605715/Seck

La Problématique

Les pratiques néfastes, telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines (MGF), représentent des défis majeurs pour le développement de l'enfant et les droits humains en Afrique, affectant particulièrement le bien-être des filles. La région compte près de 60 millions de filles mariées et 140 millions de filles et de femmes ont subi des MGF.1 Au Burkina Faso, plus de 38 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans et environ 56 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des MGF.2 Malgré les progrès réalisés au cours de la dernière décennie, ces statistiques classent le pays parmi les pays de la région où le taux de pratiques néfastes est le plus élevé.

Afin de mettre fin au mariage des enfants et à d'autres pratiques néfastes, l'UNICEF et le FNUAP ont lancé le Programme mondial pour mettre fin au mariage des enfants (GPECM) et le Programme conjoint pour l'élimination des MGF, dont le Burkina Faso est un pays cible. Ces initiatives sont déployées dans des dizaines de pays d'Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Asie du Sud afin d'induire un changement social à grande échelle et en collaboration avec les gouvernements nationaux. Au Burkina Faso, les initiatives comprennent des interventions visant à aider les adolescentes à développer leur confiance et leurs compétences, à promouvoir des masculinités positives chez les adolescents, tout en travaillant avec les communautés pour remettre en question et changer les attitudes et les normes qui favorisent les pratiques néfastes.

L'intervention

L'intervention est menée par l'UNICEF, le FNUAP et leurs partenaires depuis 2017, ciblant environ 60,000 12 enfants à risque. Elle est mise en œuvre au niveau communautaire dans les zones rurales et comprend deux volets principaux, répartis sur une période de XNUMX mois. Le programme combine deux composantes clés : 

  • Mobilisation communautaire Il s’agit de prendre des mesures pour influencer les personnes importantes de la communauté, comme organiser des discussions de groupe et des ateliers avec des chefs religieux, afin de parvenir à un accord et de prendre publiquement position contre les pratiques néfastes.
  • Masculinités positives inclure des clubs pour les adolescentes et les adolescents âgés de 10 à 19 ans offrant 32 à 36 heures de séances guidées qui enseignent des compétences de vie, fournissent une éducation à la santé sexuelle et reproductive et créent un espace de discussion honnête sur le mariage des enfants, les MGF et d'autres formes de violence contre les enfants.

L'évaluation

Dans le cadre du Fonds catalyseur d'impact (ICF) du Bureau d'évaluation de l'UNICEF sur le mariage des enfants et les normes sociales, l'IPA Burkina Faso, l'UNICEF et l'UNFPA collaborent à une évaluation randomisée visant à évaluer l'impact de l'engagement communautaire et des interventions en faveur de la masculinité positive sur la réduction des pratiques néfastes subies par les adolescentes et les jeunes filles. L'évaluation porte sur environ 7,500 12 ménages comptant des adolescentes célibataires âgées de 17 à 0 ans (le groupe sélectionné pour évaluer le mariage des enfants) et des filles âgées de 4 à 150 ans (pour évaluer les MGF), répartis dans XNUMX villages des régions du Centre-Nord et du Centre-Sud du Burkina Faso, réparties aléatoirement dans l'un des groupes suivants :

  1. Engagement communautaire uniquement:Ces villages bénéficieront de l’intervention d’engagement communautaire.
  2. Engagement communautaire + masculinité positives : Ces villages bénéficieront à la fois de l’engagement communautaire et des interventions en matière de masculinité positive.
  3. Groupe de comparaison:Ces villages ne bénéficieront d’aucune intervention durant la période d’étude.

L'étude comprend une enquête préalable au début du programme et un suivi 18 mois après le début de l'intervention. À la fin du programme, des entretiens et des discussions de groupe seront également organisés afin de comprendre le fonctionnement du programme, les changements intervenus et le ressenti des participants quant à leur expérience et à son impact.


L'étude évaluera l'impact de l'intervention sur les résultats, notamment en matière de pratiques néfastes et de violence envers les enfants. Elle mesurera également les mécanismes de changement, notamment la sensibilisation et les connaissances accrues, la réduction des attitudes favorisant les pratiques néfastes, l'augmentation de la capacité d'action et de la volonté d'agir, les effets de conformité, ainsi que l'évolution des normes sociales communautaires. L'étude recueillera également des données chiffrées afin d'analyser la rentabilité du programme.

Les résultats seront disponibles en 2027.

Références

1 UNICEF 2022, « Vers la fin des pratiques néfastes en Afrique : un aperçu statistique du mariage des enfants et des mutilations génitales féminines ». 

INSD 2023, "Enquête Démographique et de Santé du Burkina Faso 2021".


Partenaires de mise en œuvre et de financement

UNICEF
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UNFPA
FNUAP Burkina Faso

Partenaire de recherche

Fonds Catalyseur d'Impact (ICF)
Fonds Catalyseur d'Impact (ICF)