Partenariat pour le développement social : Exploiter des données probantes rigoureuses pour promouvoir des solutions gouvernementales en faveur du travail digne et de l’inclusion des populations déplacées
Organisé par Innovations for Poverty Action, en partenariat avec l'Université d'Oxford, la Banque mondiale et la London School of Economics

motivation
L'accès à un travail digne pour tous est fondamental pour atteindre les Objectifs de développement durable. Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent pour élaborer un plan pour l'avenir du développement social, des millions de personnes, notamment les populations déplacées, restent exclues d'un emploi stable et équitable, souvent confrontées à des conditions de travail précaires, dangereuses ou informelles. Garantir l'accès universel à un travail digne est essentiel pour défendre les droits humains, renforcer la cohésion sociale et bâtir des communautés résilientes, capables de prospérer face aux défis futurs. Face à la réduction des budgets d'aide internationale, il est plus crucial que jamais de collaborer étroitement avec les gouvernements d'accueil pour trouver et mettre en œuvre des solutions de développement social durable pour les communautés déplacées et d'accueil.
Résumé
Cette table ronde, qui s'inscrivait dans le cadre de la priorité du deuxième Sommet mondial sur le développement social visant à garantir un travail décent pour tous, était organisée par Innovations for Poverty Action en partenariat avec l'Université d'Oxford, le Groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale et la London School of Economics, avec le soutien des Services aux réfugiés et rapatriés éthiopiens.
La séance a mis en valeur premières évaluations rigoureuses et expérimentales de deux programmes gouvernementaux à grande échelle visant à soutenir les réfugiés en Éthiopie: (1) une évaluation de l’octroi de permis de travail officiels et de licences commerciales aux réfugiés dans quatre camps, et (2) une évaluation de l’intégration des réfugiés dans les programmes nationaux de travaux publics. Ces études représentent la première preuve systématique de la manière dont différents instruments politiques affectent les résultats économiques, d’emploi et d’inclusion des populations déplacées à grande échelle.
Des chercheurs ont présenté des enseignements clés et des solutions pratiques tirés d'évaluations de programmes de travaux publics et de réformes élargissant le droit au travail des réfugiés. Ils ont démontré l'efficacité de ces programmes et les leçons qu'ils peuvent transmettre à d'autres contextes. De hauts responsables du Service éthiopien pour les réfugiés et les rapatriés ont partagé leur point de vue sur la collaboration, notamment sur la manière dont les partenariats de recherche éclairent l'élaboration des politiques et renforcent l'appropriation par l'État, en particulier dans un contexte de réduction des financements du développement. Ils ont également abordé les difficultés liées à une véritable intégration des réfugiés dans l'économie et la société nationales. Enfin, les partenaires politiques ont discuté de la manière dont ces solutions fondées sur des données probantes peuvent affiner les stratégies et les financements du développement social afin de privilégier le travail décent, la protection sociale et l'inclusion des femmes et des jeunes.
Les participants sont repartis avec des idées concrètes sur la manière dont des données probantes rigoureuses peuvent orienter les réponses nationales aux déplacements de population vers des moyens de subsistance durables, et sur la façon dont les partenariats avec le monde universitaire peuvent soutenir davantage ce travail. La session visait à informer et à encourager un dialogue constructif sur la façon de faire du droit au travail une réalité vécue par tous.
Regardez l'enregistrement du webinaire ci-dessous :











